Barreau : Universitaires et docteurs réclament l’ouverture
Le projet de loi numéro 66.23, actuellement examiné par la commission de la justice à la Première Chambre, cristallise les tensions autour des conditions d’accès au métier d’avocat au Maroc. Les professeurs universitaires de droit et les docteurs du secteur de la justice se mobilisent pour obtenir une plus grande souplesse réglementaire.
Les revendications du corps enseignant
Le Syndicat national de l’enseignement supérieur critique fermement ce qu’il qualifie de « logique de monopole » au sein de la profession, estimant qu’elle freine l’économie du savoir juridique. Pour y remédier, le syndicat propose plusieurs ajustements majeurs :
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Cumul d’activités : La levée de l’incompatibilité entre le métier de professeur chercheur spécialisé en droit et la pratique de la plaidoirie.
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Suppression de la démission obligatoire : L’annulation de la condition de démissionner de l’université pour devenir avocat.
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Limite d’âge : La suppression de la barrière des 55 ans pour l’accès des professeurs à la profession.
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Principe de réciprocité : Le syndicat souligne l’incohérence de former des juges et avocats tout en étant jugé inapte à exercer à leurs côtés, alors que les juges retraités ont un accès facilité au barreau.
Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, soutient cette ouverture, affirmant qu’intégrer des universitaires permettrait de hausser le niveau des débats tant dans les tribunaux que dans les facultés.
La mobilisation des docteurs de la justice
De son côté, le corps des docteurs de la justice mise sur une modification de l’article 12 du projet de loi pour faciliter leur transition vers cette profession libérale.
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Expertise de terrain : Boubker Hamdani, chef de ce corps, fait valoir que ces cadres possèdent non seulement une formation de haut niveau, mais aussi une expérience pratique de plusieurs années au cœur des tribunaux.
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Équité des chances : Ils dénoncent les obstacles liés à l’âge et les frais de souscription exorbitants, qu’ils considèrent comme une exclusion délibérée des jeunes profils compétents.
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Appui syndical : Des contacts ont été renouvelés avec les groupes parlementaires pour transformer les promesses politiques en textes de loi concrets, afin de garantir le principe d’émulation et de compétence dans les métiers du droit.



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