À Salé, l’UNESCO plaide pour les métiers d’avenir au Maroc
À l’occasion de la Journée mondiale des compétences des jeunes, célébrée chaque année le 15 juillet, le Bureau régional de l’UNESCO pour le Maghreb et le ministère de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences ont organisé une rencontre d’envergure ce mercredi au Palais des Congrès Bouregreg à Salé.
Cet événement a réuni les forces vives du Royaume décideurs publics, chefs d’entreprises, universitaires et jeunes leaders autour d’un défi crucial : adapter la formation des nouvelles générations aux mutations technologiques et environnementales du marché du travail.
Les compétences d’avenir au cœur de la stratégie nationale
Inspirée des conclusions du rapport régional de l’UNESCO, « Apprendre aujourd’hui, bâtir demain : Excellence et équité à travers les compétences des jeunes », la rencontre a mis en lumière les efforts structurels du Maroc pour moderniser son offre éducative.
Pour répondre aux exigences des secteurs émergents, les débats ont insisté sur plusieurs leviers clés :
La transition numérique et écologique : L’intégration de modules axés sur la “data”, l’intelligence artificielle (avec l’appui de l’Agence du Développement Digital) et les métiers verts pour accompagner la décarbonation de l’économie.
La territorialisation de l’apprentissage : L’UNESCO a salué le succès grandissant des Cités des métiers et des compétences (CMC), des structures de nouvelle génération qui calibrent les formations directement selon les besoins économiques de chaque région du Royaume.
Une synergie indispensable entre le public et le privé
Pour Charaf Ahmimed, directeur régional et représentant de l’UNESCO pour le Maghreb, la réussite de ce chantier repose sur une approche humaine et collaborative :
« Les jeunes ne sont pas seulement les bénéficiaires du changement : ils en sont les acteurs. »
Au-delà des théories, l’organisation onusienne insiste sur la nécessité de créer des passerelles solides entre les universités (à l’instar de l’Université Mohammed V de Rabat) et le secteur privé afin de garantir une insertion professionnelle immédiate et de réduire l’inadéquation historique entre les diplômes délivrés et les besoins réels des recruteurs.



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