Les banques marocaines solides et résilientes face aux chocs macroéconomiques
Selon le rapport annuel sur la Stabilité financière au titre de l’exercice 2025, publié conjointement par Bank Al-Maghrib (BAM), l’AMMC et l’ACAPS, les huit principales banques du Maroc disposent de coussins de fonds propres adéquats pour amortir de futurs chocs économiques.
L’évaluation basée sur 3 scénarios de stress tests
L’exercice de simulation de solvabilité de Bank Al-Maghrib s’appuie sur trois hypothèses aux niveaux de sévérité croissants :
Scénario central (Baseline) : Poursuite de la croissance en 2026-2027 tirée par de bonnes conditions climatiques et le dynamisme non agricole. Le taux moyen de créances en souffrance se stabiliserait à 9,8 %, maintenant le ratio moyen de solvabilité à 15,2 % et celui des fonds propres de base à 11,8 % d’ici 2027.
Scénario sévère : Hypothèse d’un élargissement du conflit au Moyen-Orient et d’une hausse des matières premières. La dégradation économique porterait les créances en souffrance à 11,1 % en 2027, entraînant un recul du ratio de solvabilité d’environ 141 points de base.
Scénario extrême : Récession brutale en 2026 couplée à une sévère sécheresse en 2027 (récolte céréalière chutant à 25 millions de quintaux). Le taux de créances en souffrance grimperait à 12,8 %, réduisant les ratios de solvabilité (13,6 %) et de fonds propres de base (10,3 %).
Maintien permanent des exigences réglementaires
Même dans le pire des cas de figure (scénario extrême), l’étude conclut que les établissements bancaires marocains continueraient de respecter en moyenne les exigences réglementaires minimales en matière de fonds propres prudentiels.



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