Décryptage de la poussée des investissements au Maroc en 2026
À mi-parcours de cette année 2026, l’économie marocaine enregistre une dynamique d’investissement particulièrement vigoureuse. Selon la dernière Note de conjoncture de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), la convergence entre la hausse des dépenses publiques, l’afflux de capitaux étrangers et le dynamisme du crédit bancaire témoigne d’une accélération profonde portée par les grands chantiers structurants du pays.
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Investissements publics et IDE en forte hausse
L’État donne l’exemple à travers une exécution budgétaire soutenue :
Dépenses publiques : Les investissements inscrits dans le budget général ont atteint 69,3 milliards de dirhams à fin juillet 2026, affichant une progression de 13,9 % sur un an et représentant déjà 60,4 % des crédits de la loi de finances.
Investissements Directs Étrangers (IDE) : Les recettes liées aux IDE ont grimpé de 14,4 % pour s’établir à 33,9 milliards de dirhams à fin juin. Couplé à une baisse des dépenses, le flux net des IDE s’envole de 31,5 % pour atteindre 26,2 milliards de dirhams.
Investissements extérieurs : Les entreprises marocaines intensifient également leur présence hors frontières, avec un flux net des investissements sortants multiplié par plus de deux (+169,3 %, à 5,7 milliards de dirhams).
Des importations de biens d’équipement en plein essor
Cette vitalité se lit directement dans l’appareil productif et commercial du pays :
Biens d’équipement : Les importations ont bondi de 21,2 % pour s’établir à 112,3 milliards de dirhams, portées notamment par les achats dans l’aéronautique (avions et pièces) et les véhicules utilitaires. Ils représentent désormais près d’un quart des importations totales (24,5 %), entraînant toutefois un creusement du déficit commercial de 23,5 % (198,4 milliards de dirhams).
Industrie : Le taux d’utilisation des capacités industrielles a atteint 77,9 % au deuxième trimestre, soutenu par les branches de la mécanique, de la métallurgie, de la chimie et de la parachimie.
Le crédit bancaire et l’assainissement budgétaire en appui
Le secteur bancaire joue pleinement son rôle d’accompagnement. L’encours total des crédits a progressé de 10,9 % pour atteindre 1 301,8 milliards de dirhams à fin juin. Les crédits à l’équipement se distinguent particulièrement avec une envolée de 32,3 %, tandis que les crédits aux entreprises non financières augmentent de 9,9 %.
Enfin, cette dynamique s’accompagne d’une amélioration des équilibres macroéconomiques globaux, marquée par une réduction du déficit budgétaire de 7,7 % (à 50,5 milliards de dirhams), confirmant la volonté de concilier accélération de l’investissement et soutenabilité financière.



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