Moody’s rehausse la perspective du Maroc : l’Investment Grade en ligne de mire
Le Maroc reçoit un signal fort des marchés financiers.
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Le 6 mars 2026, Moody’s Ratings relève la perspective de la note souveraine du Maroc de « stable » à « positive ». La notation Ba1 reste inchangée, mais le message est clair : le Royaume avance vers l’Investment Grade. Cette décision intervient quelques mois après que S&P a, en septembre 2025, déjà accordé au Maroc le statut BBB. Le Maroc consolide ainsi sa crédibilité sur les marchés internationaux.
Ce que dit Moody’s concrètement
Moody’s met en avant quatre facteurs clés dans son rapport.
Premier facteur : l’amélioration des perspectives de croissance. La croissance hors agriculture dépasse régulièrement 5 %. Le Maroc réduit sa dépendance à un secteur agricole volatile.
Deuxième facteur : la hausse de l’investissement public et privé dans les infrastructures, l’énergie, l’eau et la logistique. Ces chantiers renforcent la compétitivité et les exportations.
Troisième facteur : les progrès budgétaires. Le Maroc contient le poids de sa dette malgré les pressions sociales et les besoins d’investissement.
Quatrième facteur : la solidité des institutions et la prudence de la gestion macroéconomique. Les réserves de change restent à un niveau adéquat. L’accès aux financements domestiques et internationaux reste satisfaisant.
Une trajectoire ascendante depuis 2021
En 2021, Moody’s avait dégradé la perspective du Maroc à « négative » suite aux effets du Covid-19. Le chemin parcouru depuis est remarquable. Aujourd’hui, l’agence anticipe une poursuite de la dynamique positive. Si les réformes continuent et si la croissance reste soutenue, la dette publique pourrait reculer plus vite que prévu. Un seul cran sépare encore le Maroc de l’Investment Grade chez Moody’s. Ce saut de Ba1 à Baa3 représente un objectif stratégique pour le gouvernement.
Ce que cela change pour le Maroc
Atteindre l’Investment Grade chez Moody’s ouvre des portes concrètes.
Les fonds de pension et les investisseurs institutionnels internationaux qui n’investissent souvent que dans des pays Investment Grade pourront alors placer leurs capitaux au Maroc. Le coût d’emprunt baisse. L’attractivité pour les IDE augmente. Et la confiance des partenaires économiques se renforce. Pour un pays qui mise sur le Mondial 2030 et ses grands chantiers d’infrastructure, ce signal arrive au bon moment.



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