Cuba : L’Assemblée approuve un virage historique vers le libre marché
Un basculement idéologique sans précédent secoue la perle des Antilles. Ce jeudi 18 juin 2026, l’Assemblée nationale cubaine a adopté à l’unanimité un colossal programme de 176 réformes structurelles ouvrant la voie à l’économie de marché. Confronté à une détresse sociale aiguë et asphyxié par un blocus énergétique total imposé par l’administration de Donald Trump, le régime communiste brise ses propres dogmes économiques, soixante-dix ans après la révolution de 1959.
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Le régime valide des réformes drastiques
Le plan dévoilé par le Premier ministre Manuel Marrero transforme en profondeur le modèle de production insulaire. Parmi les mesures phares figure la privatisation partielle des entreprises d’État, qui mutent en sociétés par actions ou à participation. De plus, les restrictions historiques imposées au secteur privé volent en éclats : les petites et moyennes entreprises (PME) obtiennent le droit de dépasser le seuil des 100 salariés, les citoyens peuvent désormais détenir plusieurs sociétés, et les négociations salariales deviennent légales.
Les capitaux étrangers intègrent le secteur privé
La Havane cherche par tous les moyens à attirer des devises fraîches pour renflouer ses caisses. Le texte législatif autorise ainsi, pour la toute première fois, la participation directe de fonds étrangers dans les structures privées du pays, une prérogative autrefois réservée aux seules entités étatiques. Cette ouverture internationale concerne des secteurs hautement stratégiques et en crise larvée, notamment l’agriculture, le système bancaire, le marché des changes et le tourisme.
Le pouvoir défend une transition sous contrôle
Cette libéralisation accélérée reçoit l’aval des plus hautes instances politiques du pays. Réuni en session extraordinaire, le Comité central du Parti communiste cubain (PCC) a donné son feu vert, soutenu par la validation historique de l’ancien dirigeant Raúl Castro, âgé de 95 ans. Bien que le président Miguel Díaz-Canel réaffirme que ces transformations visent à « défendre le socialisme », aucun changement de modèle politique n’accompagne ce virage, le PCC conservant son rôle de parti unique.
La pression de Donald Trump dicte l’agenda
Ces réformes majeures découlent directement de la stratégie de pression maximale exercée par la Maison Blanche. Soumis à un blocus pétrolier américain impitoyable depuis cinq mois, Cuba subit des pénuries généralisées d’eau, de nourriture, de carburant et de médicaments, ainsi que des pannes d’électricité récurrentes. À Washington, le vice-président américain JD Vance a immédiatement réagi à ce vote, conditionnant l’amélioration des relations diplomatiques entre les deux nations à la prise de décisions économiques intelligentes par La Havane.



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