Achraf Hakimi officiellement renvoyé aux assises pour viol
En plein cœur de la Coupe du monde 2026, un verdict judiciaire vient bousculer le quotidien des Lions de l’Atlas. Ce vendredi 19 juin 2026, la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Versailles a officiellement confirmé le renvoi d’Achraf Hakimi devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine pour viol. Le latéral du Paris Saint-Germain et capitaine de la sélection marocaine voit sa demande de non-lieu rejetée, actant la tenue d’un procès criminel dans les prochains mois.
Table Of Content
La Cour d’appel valide la tenue du procès
L’ordonnance de mise en accusation, initialement rendue en février 2026 par la juge d’instruction de Nanterre, a été validée par la juridiction supérieure. Me Rachel-Flore Pardo, avocate de la victime présumée, a salué une décision « parfaitement cohérente avec les éléments du dossier », évoquant le soulagement de sa cliente après trois ans de bataille. De son côté, Achraf Hakimi a brisé le silence sur ses réseaux sociaux, affirmant qu’il attendait ce procès « avec impatience » pour pouvoir enfin livrer sa vérité, tandis que son avocate, Me Fanny Colin, continue de dénoncer des accusations infondées.
Le récit de la plaignante et les messages clés
L’affaire remonte à la nuit du 25 février 2023 au domicile du joueur à Boulogne-Billancourt. La plaignante, alors âgée de 24 ans, accuse le footballeur de lui avoir imposé des violences sexuelles, incluant une pénétration digitale forcée de moins d’une minute, malgré ses refus répétés. Les investigations s’appuient notamment sur des messages téléphoniques envoyés en direct par la jeune femme à une amie au cours de la soirée, où elle qualifiait le Marocain de « forceur » et écrivait à 2h18 : « je t’en supplie dépêche-toi, c’est très grave, il me viole. »
La stratégie de la défense et la thèse du complot
Achraf Hakimi nie fermement ces accusations, concédant uniquement des baisers et une caresse consentie dans le bas du dos. Sa défense plaide la tentative d’extorsion de fonds et pointe plusieurs éléments à décharge : le refus de la plaignante de soumettre son téléphone aux enquêteurs ou de réaliser les examens gynécologiques d’usage, ainsi que des conseils ambigus reçus par SMS de la part de son amie dans le Uber l’emmenant chez le joueur. De plus, une expertise psychologique a relevé des expressions verbales jugées atypiques pour une victime d’agression.
L’explication de texte de Kylian Mbappé
Le capitaine de l’équipe de France se retrouve malgré lui au centre des débats juridiques et sera cité comme témoin lors du procès. La juge d’instruction avait initialement retenu la déposition de Kylian Mbappé pour incriminer le Marocain, citant l’aveu de « caresses sur les parties intimes ». L’attaquant du Real Madrid a produit une nouvelle attestation officielle pour rectifier cette interprétation médiatique et judiciaire. Le joueur français a précisé avoir mentionné « des parties intimes » et non « les parties intimes », soulignant que dans l’esprit de Hakimi, cette nuance excluait expressément les organes génitaux et concernait des gestes mutuellement consentis.



Pas de commentaire ! Soyez le premier.