Vers un mode de scrutin par collèges pour les médecins marocains
Le bras de fer est lancé autour de la gouvernance médicale au Maroc. Réunis au sein d’une alliance inédite, les principaux syndicats de la médecine libérale et des cliniques privées réclament une refonte profonde de la Loi n°08.12 encadrant l’Ordre national des médecins (ONM). Jugeant que le blocage prolongé du processus électoral paralyse l’institution, le secteur privé monte au créneau pour exiger une représentativité conforme à son poids réel sur l’échiquier sanitaire national.
Un scrutin par collèges et 50 % des sièges pour le privé
Lors d’une assemblée générale ayant mobilisé plus de 400 praticiens, le Rassemblement des spécialistes du privé, le Syndicat des libéraux, le Syndicat de la médecine générale et l’Association des cliniques privées ont dressé une feuille de route commune. Leur argumentaire repose sur un constat démographique simple :
[Secteur Privé (Libéral)] ■■■■■■■■■■■■■■■ 17 000 Praticiens
[Secteur Public / Univ.] ■■■■■■■■■■■■■ 15 000 Praticiens
Total Maroc : ~32 000 médecins
Pour rétablir l’équilibre, l’Alliance formule deux exigences électorales majeures :
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Le vote par collèges distincts : Chaque catégorie de médecins (public, universitaire, libéral) doit pouvoir élire ses propres pairs de manière indépendante.
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La parité institutionnelle : Les signataires demandent qu’au moins la moitié des sièges des instances ordinales soit réservée aux médecins du privé, majoritaires dans le pays.
Autonomie financière régionale et arbitrage Royal
Au-delà du mode de scrutin, la plateforme revendicative vise à moderniser les structures de l’Ordre pour les arrimer aux grands chantiers nationaux, comme la généralisation de la couverture sanitaire et le déploiement des Groupements sanitaires territoriaux (GST) :
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Régionalisation avancée : L’Alliance plaide pour une véritable autonomie administrative et financière des conseils régionaux. Elle propose une clé de répartition budgétaire stricte, où les deux tiers (2/3) des ressources financières restent au niveau régional pour gérer l’éthique et la régulation locale, le tiers restant étant alloué à l’instance nationale.
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Régularisation des adhésions : Pour assainir les finances et la légitimité de l’institution, le paiement de la cotisation ordinale deviendrait une condition obligatoire pour obtenir le droit de vote ou se porter candidat.
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Appel au Souverain : Afin de débloquer durablement la situation, l’Alliance médicale a annoncé le dépôt prochain d’une requête auprès de Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour qu’Il désigne directement la présidence de l’Ordre national des médecins.



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