Maroc : La contestation des avocats se durcit après la publication de la loi 66.23
La tension monte d’un cran au sein du corps judiciaire marocain suite à la publication au Bulletin officiel, le 20 août 2026, de la loi n° 66.23 réorganisant la profession d’avocat. Face à ce que les professionnels considèrent comme un passage en force du gouvernement, la Fédération des associations des jeunes avocats du Maroc appelle à durcir la grève et évoque la mise en œuvre de démissions collectives.
Une loi contestée et un imbroglio juridique
Le parcours de la loi n° 66.23, entamé en 2022, suscite de vives critiques au sein des barreaux du Royaume. Les avocats dénoncent le non-respect des consensus préalablement établis avec la profession et regrettent que le texte ait été validé par le Parlement. La situation s’est complexifiée après le rejet de la saisine par la Cour constitutionnelle pour un vice de procédure, laissant les dispositions controversées entrer en vigueur sans arbitrage sur le fond.
Gel des activités et menace de boycott des élections
Pour faire valoir leurs revendications, la Fédération des jeunes avocats préconise plusieurs mesures d’escalade :
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Suspension des services : Maintien de l’arrêt total des prestations professionnelles et suspension de l’assistance judiciaire.
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Procédures d’exception : Préparation de démissions collectives coordonnées au moment opportun.
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Actions politiques et corporatives : Appel au boycott des prochaines élections professionnelles ainsi qu’à une prise de position ferme concernant les échéances législatives.
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Mobilisation interne : Organisation d’assemblées générales extraordinaires dans l’ensemble des barreaux du Maroc pour maintenir l’unité de la profession.



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