L’Égypte dévoile de nouveaux joyaux antiques pour attirer les voyageurs
L’Égypte continue de dévoiler les secrets enfouis de son histoire millénaire. Le ministère du Tourisme et des Antiquités a annoncé la découverte simultanée d’un complexe funéraire gréco-romain resté intact pendant près de deux millénaires sur la côte méditerranéenne, ainsi que les vestiges d’une importante cité de l’époque byzantine au cœur du désert occidental. Deux trouvailles d’envergure qui viennent enrichir le patrimoine mondial et soutenir la stratégie de relance touristique du pays.
Les mystères intacts de l’antique cité de Leukaspis
À Marina El-Alamein, située à une centaine de kilomètres à l’ouest d’Alexandrie, les archéologues ont mis au jour une nécropole spectaculaire :
-
Des sépultures inviolées : Les fouilles ont révélé 18 tombes gréco-romaines. Fait rare, plusieurs chambres funéraires possédaient encore leurs dalles de pierre de fermeture, et un imposant sarcophage en granit de 2,5 mètres a été retrouvé avec son couvercle parfaitement scellé depuis 2 000 ans.
-
De l’or pour l’au-delà : Outre des poteries et des amphores, les scientifiques ont fait une découverte fascinante : 24 objets en or déposés directement dans la bouche de plusieurs défunts, une tradition religieuse ancienne liée au voyage vers l’au-delà.
Une communauté urbaine byzantine surgit des sables
Parallèlement, dans l’oasis isolée de Dakhla (désert occidental), les équipes égyptiennes ont exhumé à Aïn al-Sabil un village byzantin datant du IVe siècle après J.-C. :
-
Une organisation remarquable : Entièrement bâtie en briques de terre crue, cette cité perdue présente un plan urbain élaboré avec un réseau de rues, des places publiques, des habitations, des structures défensives et une église de type basilique.
-
Des archives historiques précieuses : Le site a livré environ 200 ostraca (des fragments de poterie servant de supports d’écriture) rédigés en copte et en grec. Des pièces de monnaie en bronze et en or, frappées sous le règne de l’empereur romain Constance II (337–361 après J.-C.), ont également été récupérées, offrant une mine d’informations sur la vie économique de l’époque.
Ces découvertes majeures tombent à point nommé pour le gouvernement égyptien, qui mise massivement sur la mise en valeur de son patrimoine historique pour stimuler les revenus du tourisme, pilier économique crucial du pays aux côtés des taxes du canal de Suez.



Pas de commentaire ! Soyez le premier.