La chute du MASI : ce qui se cache derrière les chiffres
La Bourse de Casablanca traverse sa pire correction depuis des années.
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Entre le 20 février et le 3 mars 2026, le MASI perd environ 13 %. Le 3 mars, il chute de 5,63 % en une seule séance, à 16 399 points. Le MASI 20 recule de 5,41 %. Le MASI Mid and Small Cap lâche 6,44 % sur la semaine. La guerre au Moyen-Orient a joué un rôle. Mais elle n’explique pas tout.
Les secteurs les plus touchés
Sur la semaine du 2 au 6 mars, les sociétés de portefeuilles et les holdings chutent de 12,2 %. Le pétrole et gaz recule de 9,93 %. Les loisirs et hôtels perdent 9,82 %. Les valeurs les plus frappées : Jet Contractors (-15,77 %), Alliances (-14,31 %), Résidences Dar Saada (-13,1 %), Afriquia Gaz (-12,76 %) et Delta Holding (-12,31 %). Seuls deux secteurs terminent dans le vert : la chimie (+0,93 %) et les boissons (+0,04 %). Le secteur des mines reste l’unique refuge avec une progression de 3,45 % le 2 mars.
Les raisons profondes de la correction
Attijari Global Research publie une note d’analyse qui va plus loin que la géopolitique.
Premier facteur : la montée en puissance des investisseurs particuliers. Leur part dans les volumes dépasse désormais 28 %, contre 12 % il y a quelques années. Ces investisseurs réagissent plus vite et plus émotionnellement aux événements extérieurs.
Deuxième facteur : le retrait partiel des institutionnels. Les produits immobiliers de type OPCI offrent des rendements autour de 6 %. Une partie de l’épargne institutionnelle migre vers ces supports, au détriment des actions cotées.
Ces deux évolutions modifient la structure du marché. La volatilité augmente. Les corrections deviennent plus brutales.
Des fondamentaux solides malgré la tempête
La correction contraste avec des résultats d’entreprises robustes. Au quatrième trimestre 2025, les revenus agrégés de la cote progressent de 12,2 %. La croissance annuelle dépasse 10 %. Quatorze secteurs, représentant 84 % de la capitalisation, affichent une hausse de leur chiffre d’affaires. Le BTP devrait afficher une croissance des bénéfices de 35 % en 2026. La santé et le ciment progressent respectivement de 31 % et 13 %. Pour les analystes, cette correction crée des opportunités réelles pour les investisseurs patients. Le marché marocain entre dans une nouvelle phase. Plus volatile à court terme, mais porteur sur le long terme.



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