Énergie et eau : Comment le Maroc mise sur les PPP pour porter ses projets ?
Le recours aux partenariats public-privé (PPP) franchit une nouvelle étape stratégique au Maroc. Deux projets d’envergure consacrés à l’énergie et à l’agriculture viennent d’être examinés, représentant un investissement cumulé de près de 8,9 milliards de dirhams. À travers ces montages, les pouvoirs publics entendent mobiliser des capitaux privés pour répondre à deux défis cruciaux : la sécurisation de l’approvisionnement énergétique et la préservation de la ressource en eau.
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Une liaison gazière stratégique pour Nador West Med
Le projet le plus conséquent porte sur la réalisation d’une liaison gazière d’un montant de 8,17 milliards de dirhams, destinée à connecter le complexe portuaire Nador West Med au réseau gazier national.
Sécurisation énergétique : Cette infrastructure permettra de relier le futur terminal gazier au Gazoduc Maghreb-Europe, facilitant ainsi l’acheminement du gaz importé vers les centrales thermiques et les grands pôles industriels.
Modèle d’intervention : L’opérateur privé impliqué aura la charge de la conception, du financement, de la construction et de l’exploitation technique de l’ouvrage, permettant à l’État de partager les risques tout en bénéficiant d’une expertise spécialisée.
Modernisation de l’irrigation à Sidi Rahal
Le second dossier concerne la modernisation du réseau d’irrigation de Sidi Rahal, pour un budget de 724,59 millions de dirhams. S’étendant sur près de 8 000 hectares, le projet prévoit :
La rénovation et l’extension des canalisations.
L’installation de dispositifs avancés de mesure et de régulation.
La réduction des pertes en eau (fuites et infiltrations) afin de garantir une alimentation plus régulière aux exploitants face aux épisodes de sécheresse.
Vers de nouvelles exigences pour la commande publique
Au-delà du simple financement d’infrastructures, ces initiatives illustrent l’évolution des PPP au Maroc, qui intègrent désormais performance opérationnelle, maintenance à long terme et transfert d’expertise. Une formule que les autorités entendent pérenniser pour préserver les marges budgétaires de l’État tout en accélérant la modernisation du pays.



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