Climat : Le Maroc déploie de nouveaux outils d’alerte pour ses 1.503 communes
Face à la multiplication et à l’intensification des phénomènes météorologiques extrêmes liés au changement climatique, le gouvernement marocain passe à l’offensive. Lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants ce lundi 13 juillet 2026, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a annoncé une refonte complète de la cartographie nationale des zones exposées aux inondations. Cette révision s’accompagne d’un renforcement historique des outils de surveillance, de prévention et d’alerte sur l’ensemble du territoire.
Une couverture d’alerte étendue à 100 % des communes
Le changement de dimension est particulièrement visible dans le système de diffusion des alertes. Les bulletins de vigilance de la météorologie nationale, qui ne couvraient jusqu’à présent que 75 territoires, sont désormais étendus à l’intégralité des 1.503 communes que compte le Royaume. Pour soutenir cette couverture, le réseau d’observation s’est enrichi de 243 stations automatiques. De plus, le rythme d’actualisation des prévisions grand public a été considérablement accéléré, passant d’une mise à jour tous les dix jours à un rythme de trois jours.
Révolution numérique et restructuration institutionnelle
Pour moderniser l’accès à l’information en temps réel, le ministère a lancé la plateforme numérique officielle Vigilence.ma. Ce portail propose une cartographie dynamique interactive et centralise toutes les alertes liées aux risques climatiques et aux crues des oueds. Sur le plan institutionnel, le dernier Conseil de gouvernement a validé un projet de loi d’envergure : la Direction générale de la météorologie (DGM) est officiellement transformée en Agence marocaine de la météorologie et du climat, une mutation stratégique visant à accroître l’autonomie et l’efficacité de l’organisme face aux défis climatiques majeurs.



Pas de commentaire ! Soyez le premier.