Carburants au Maroc : Quatre propositions pour réduire le prix
Face à un coût du gasoil franchissant la barre des 16 dirhams le litre, le pouvoir d’achat des ménages marocains subit une pression sans précédent. Cette envolée des tarifs ravive le débat national sur la régulation du marché des hydrocarbures et incite les partenaires sociaux à proposer des arbitrages d’urgence pour stabiliser les coûts à la pompe.
Dans une déclaration adressée aux médias ce lundi 12 octobre 2026, El Houcine El Yamani, représentant du Syndicat national du pétrole et du gaz, formule quatre axes stratégiques prioritaires pour contrer cette hausse. Il préconise notamment la suppression des taxes fiscales, le retour à l’encadrement des prix et la relance prioritaire du raffinage national sur le site de la Samir à Mohammedia.
Quatre leviers pour agir sur les prix
Suppression des taxes : Une exonération fiscale permettrait une baisse immédiate estimée à 4 dirhams par litre de gasoil et 5 dirhams par litre d’essence.
Redémarrage de la raffinerie de Mohammedia : La relance du raffinage local viserait à récupérer les marges de transformation, évaluées à près de 6 dirhams le litre.
Fin de la libéralisation : Un retour à l’encadrement des prix par l’État est recommandé pour fixer une formule tarifaire protectrice des consommateurs.
Réforme du stockage : Une révision des textes régissant la distribution et les stocks stratégiques assurerait une meilleure sécurité d’approvisionnement.
Menaces sur le marché énergétique
En l’absence de réformes de fond, les experts mettent en garde contre une aggravation de la situation tarifaire. Les incertitudes géopolitiques mondiales, les tensions sur les voies maritimes et la volatilité du cours du pétrole brut continuent de faire peser de lourds risques sur la facture énergétique nationale.



Pas de commentaire ! Soyez le premier.