Anacarde : Campagne 2026/2027 en Afrique de l’Est
Deuxième bassin de production du continent africain derrière l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique de l’Est entame progressivement sa campagne de commercialisation de la noix de cajou 2026/2027. La Tanzanie et le Mozambique, qui concentrent à eux deux près de 98 % de l’offre sous-régionale, abordent cette nouvelle saison avec des dynamiques de récolte et des priorités stratégiques distinctes.
Tandis que la Tanzanie anticipe une récolte record tirée par des programmes de soutien aux agriculteurs et le renforcement des capacités de stockage, le Mozambique s’attend à une contraction de sa production. Maputo mise sur une revalorisation du prix d’achat au producteur, un durcissement de la lutte contre la contrebande et une augmentation des taxes à l’exportation pour encourager la transformation locale.
Tanzanie : Objectif 750 000 tonnes
Projections record : Le Conseil tanzanien de la noix de cajou (CBT) table sur une récolte de 750 000 tonnes de noix brutes pour la saison 2026/2027, soit une hausse de 21,3 % par rapport aux 618 497 tonnes de la campagne précédente.
Soutien aux producteurs : Distribution massive d’intrants agricoles subventionnés (51 000 tonnes de soufre en poudre et 6 millions de litres de pesticides) auprès de plus de 540 000 planteurs, malgré quelques retards logistiques signalés à Mtwara et Lindi.
Infrastructures : Construction et rénovation d’entrepôts de stockage à Manyoni, Tunduru et au port de Mtwara afin d’optimiser la commercialisation et la transformation.
Mozambique : Hausse du prix au producteur
Prix de référence en hausse : Le tarif garanti aux producteurs a été fixé à 48 meticals (0,75 dollar) le kilogramme pour la saison 2026/2027, marquant une progression de 6,7 % par rapport à la campagne précédente.
Baisse attendue de la récolte : Les estimations locales projettent une production ramenée à 146 000 tonnes, contre 204 000 tonnes enregistrées lors de la récolte 2025/2026.
Régulation et transformation : Relèvement de la taxe de survalorisation à l’exportation brute à 22 % pour inciter au décorticage local, couplé à un renforcement des sanctions pénales contre les réseaux d’exportation clandestine.



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