Gaz offshore : Le Maroc verrouille le cadre juridique des permis Lixus
Le cadre réglementaire entourant l’exploration gazière au Maroc gagne en clarté. La publication récente de deux arrêtés au Bulletin officiel (n°7522) est venue préciser le calendrier juridique des permis de recherche Lixus Offshore I et II, qui abritent le très prometteur gisement d’Anchois au large de Larache. Cette décision ministérielle, signée par Leïla Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, consolide la stabilité contractuelle d’un des projets énergétiques les plus scrutés du Royaume.
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Une clarification sur la durée des permis
Les arrêtés n°1142.26 et n°1143.26 rectifient les décisions précédentes en fixant explicitement la première période complémentaire des permis à cinq ans, avec un effet rétroactif courant du 30 novembre 2021 au 30 novembre 2026.
Une précision juridique majeure : Ce texte confirme que la prolongation arrive à son terme à la fin du mois de novembre prochain. Il ne s’agit pas d’une nouvelle extension de cinq ans octroyée à partir de 2026, mais bien de la stabilisation d’un calendrier déjà acquis, évitant ainsi toute ambiguïté pour les investisseurs internationaux.
L’ajustement de la gouvernance avec Chariot
Ces textes officiels s’appuient sur l’avenant n°3 à l’accord pétrolier Lixus Offshore, validé au printemps 2026 par les ministères de l’Énergie et des Finances. Cet avenant officialise un changement d’acteur au sein du consortium mené avec l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) :
Chariot Offshore Gas Limited intègre officiellement le dispositif contractuel, en remplacement de l’entité précédemment connue sous le nom d’Energean Morocco Limited.
Bien que le Bulletin officiel ne détaille pas la nouvelle répartition des parts ni les engagements financiers, cet ajustement sécurise la gouvernance technique du projet.
Le gisement d’Anchois, pilier de la souveraineté énergétique
Situé au cœur de l’équation énergétique marocaine, le projet offshore Anchois suscite de fortes attentes. Les campagnes de forage menées par Chariot ont mis en évidence des réservoirs capables de soutenir la stratégie nationale de diversification.
Pour Rabat, l’enjeu de cette production nationale dépasse la simple découverte géologique : elle doit alimenter le marché domestique, soutenir la compétitivité industrielle, approvisionner les centrales électriques et s’intégrer dans le futur réseau d’infrastructures incluant les terminaux de GNL et le gazoduc Afrique-Atlantique.
L’échéance du 30 novembre 2026 marquera un tournant. À cette date, les partenaires devront basculer vers un nouveau fondement juridique, qu’il s’agisse d’une demande d’exploitation commerciale du gisement ou d’une nouvelle réorganisation du partenariat.



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