Les secrets du blocage tactique de Mohamed Ouahbi face aux Bleus
Le parcours du Maroc à la Coupe du monde 2026 s’est arrêté en quart de finale face à la France (2-0). Si atteindre le Top 8 mondial valide le statut des Lions de l’Atlas (7es au classement FIFA), la fin de l’aventure laisse un goût d’inachevé. Après avoir impressionné la planète en bousculant le Brésil et en étouffant les Pays-Bas grâce à un football protagoniste et ambitieux, les hommes de Mohamed Ouahbi ont totalement déjoué à Boston. Un effondrement qui interpelle autant sur le plan physique que sur les choix stratégiques du sélectionneur.
Le piège des choix tactiques inédits
Habitué à imposer son propre rythme et à confisquer le ballon depuis l’arrivée de Mohamed Ouahbi sur le banc, le Maroc a paradoxalement renié ses principes au pire des moments. Privé d’Ismaël Saïbari (blessé) et de Chadi Riad, le staff technique a tenté des paris tactiques particulièrement coûteux. En plaçant Brahim Díaz en pointe pour installer un trio offensif très remanié avec Chemsdine Talbi, et en bricolant une charnière inédite associant le latéral Noussair Mazraoui à Issa Diop, le bloc marocain a perdu tous ses repères. En défendant inhabituellement bas, les Lions ont subi les assauts de Kylian Mbappé et d’Ousmane Dembélé sans jamais parvenir à répliquer.
Un groupe à bout de souffle
Au-delà de la faillite tactique, la fraîcheur athlétique des Marocains a cruellement fait défaut lors de ce choc. Les signaux d’alerte étaient pourtant visibles dès la phase de poules : malgré des victoires comptables face à Haïti (4-2) et au Canada (3-0), l’équipe avait déjà montré d’inquiétants signes de fébrilité défensive. Face à l’intensité physique imposée par les Bleus de Didier Deschamps, le milieu de terrain porté par les jeunes Neil El Aynaoui et Ayyoub Bouaddi a fini par rendre les armes. Ce Mondial rappelle que pour s’asseoir définitivement à la table des maîtres, la gestion des rotations et la préservation des organismes tout au long d’un tournoi d’un mois s’avèrent aussi cruciales que la qualité technique intrinsèque de l’effectif.



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