Élevage : Rabat se tourne vers le marché russe
Les flux commerciaux agricoles entre Rabat et Moscou connaissent une accélération sans précédent. En moins de cinq mois, les exportations russes de tourteaux oléagineux vers le Maroc ont quasiment égalé le volume total enregistré sur l’ensemble de l’année 2025. Cette dynamique met en lumière la dépendance structurelle du Royaume en protéines végétales pour soutenir ses filières d’élevage et d’aviculture en pleine expansion.
La Russie réoriente ses flux
Moscou consolide ses nouvelles routes commerciales au cœur de l’Afrique du Nord. Frappés par les restrictions économiques occidentales, les exportateurs russes trouvent au Maroc un débouché hautement stratégique pour écouler leurs sous-produits agricoles. Selon les données officielles de l’organisme Agroexport, les livraisons ont bondi de 27 % en rythme annuel pour atteindre 87 000 tonnes au printemps 2026, propulsant le Royaume parmi les clients majeurs de la Fédération de Russie aux côtés de géants comme la Chine et la Turquie.
Le Maroc diversifie ses achats
Rabat intensifie ses partenariats bilatéraux pour sécuriser l’approvisionnement de ses exploitations bovines et avicoles. Face à une production nationale de graines oléagineuses insuffisante, le département américain de l’Agriculture (USDA) anticipe que la demande marocaine va dépasser 1,5 million de tonnes pour la campagne 2026-2027. Ce rapprochement commercial permet également de fluidifier les échanges dans le sens inverse, la Russie absorbant une part croissante des exportations d’agrumes et de tomates en provenance des plaines du Souss.



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