L’Allemagne prête 100 millions d’euros au Maroc pour sécuriser son eau
Face au défi brûlant du stress hydrique et des sécheresses à répétition, le Royaume accélère la modernisation de ses infrastructures. Ce jeudi 18 juin 2026, la Banque allemande de développement (KfW) a officialisé l’octroi d’un prêt de 100 millions d’euros au profit du Maroc. Ce financement d’envergure, qui s’étalera entre la fin d’année 2026 et 2028, vise à accompagner la transformation structurelle de la politique nationale de l’eau initiée sous les Hautes Orientations du Roi Mohammed VI pour sécuriser les ressources du pays d’ici 2030.
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Le Royaume diversifie ses sources
Le Maroc abandonne progressivement sa dépendance historique au tout-barrage pour un modèle multi-sources. Les fonds débloqués vont soutenir le développement massif des usines de dessalement de l’eau de mer, avec pour ambition d’en faire la source de plus de la moitié de l’eau potable du pays. En parallèle, le plan prévoit une modernisation profonde des systèmes d’irrigation du secteur agricole, de loin le plus grand consommateur de la ressource, afin de réduire drastiquement le gaspillage dans les cultures.
Les infrastructures hydrauliques relient les territoires
Les autorités s’attaquent aux profondes disparités géographiques qui pénalisent le pays. Le programme financier va accélérer les chantiers d’interconnexion et de transfert d’eau depuis les bassins excédentaires du Nord-Ouest vers les zones urbaines et agricoles déficitaires. De plus, un volet majeur est dédié à l’approvisionnement des zones rurales isolées, une initiative cruciale pour freiner l’exode rural, éradiquer les maladies d’origine hydrique et limiter le travail des mineurs dans les campagnes.
La gouvernance intègre les enjeux climatiques
La gestion de la ressource s’accompagne d’une refonte des institutions. Au-delà des infrastructures physiques comme la réutilisation des eaux usées pour l’arrosage des golfs et des espaces verts, le prêt de la KfW appuie une réforme globale de la gouvernance. Cette restructuration vise à améliorer la transmission des données entre ministères, à identifier en amont les régions les plus vulnérables et à planifier les investissements sur plusieurs années pour anticiper les futurs déficits hydriques.



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