Taxis au Maroc : Vers la fin du système des « Grima » ?
Le secteur des taxis est en pleine ébullition au Parlement. Ce mardi 12 mai 2026, la question de la réforme des agréments de transport, plus connus sous le nom de « Grima », revient sur le devant de la scène. Entre précarité sociale des chauffeurs et exigences internationales à l’approche du Mondial 2030, le statu quo semble ne plus être une option pour le gouvernement.
Le système de rente dans le viseur
Le député de l’opposition Omar Anane a interpellé le ministère de l’Intérieur sur la situation « misérable » des professionnels du secteur. Le diagnostic est sans appel :
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Instabilité psychologique : Les chauffeurs ne sont pas propriétaires de leur outil de travail et subissent la pression des détenteurs de licences ou d’investisseurs intermédiaires.
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Le poids des recettes : Une part importante des revenus quotidiens est versée aux propriétaires des agréments avant même que le conducteur puisse assurer ses besoins vitaux.
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La « boucle faible » : Cette catégorie de travailleurs est jugée incapable de répondre aux critères de qualité et de modernité exigés par le ministère (circulaire 444) sans une révision profonde de leur statut social.
Objectif 2030 : Modernisation et écologie
Pour aligner le service de transport urbain sur les standards internationaux attendus pour la Coupe du Monde, plusieurs mesures de rupture sont préconisées :
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Éradication des rentes : Le parlementaire réclame une refonte totale pour supprimer les intermédiaires et permettre aux chauffeurs d’exploiter directement leur activité.
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Couverture sociale : Un plaidoyer est lancé pour le règlement des dettes liées à la protection sanitaire afin d’intégrer dignement les conducteurs au système national de sécurité sociale.
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Renouvellement du parc : L’accent est mis sur la nécessité d’un programme national d’aides financières directes pour remplacer les véhicules vétustes par des voitures écologiques.



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