Fugitifs français : Le Maroc et l’Algérie, principaux refuges selon l’OCLCO
Selon une note confidentielle de l’Office Central de Lutte contre la Criminalité Organisée (OCLCO) datée du 4 mai 2026, le Maroc et l’Algérie figurent en tête des pays servant de refuge aux fugitifs recherchés par la justice française. Ce document, intitulé « les principaux États refuges des fugitifs recherchés par la Justice française », a été établi par la Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF) après analyse des 3 600 notices rouges d’Interpol.
Le Maghreb, destination privilégiée des fugitifs
Le Maroc occupe la première place de ce classement avec 218 fugitifs français susceptibles d’y être réfugiés, suivi de l’Algérie qui en compterait 124. La note souligne que ces destinations permettent parfois à des criminels d’envergure de piloter leurs activités illégales à distance, faisant de leur arrestation un enjeu crucial pour lutter contre le narcotrafic en France.
-
Profils au Maroc : 49 % des individus sont recherchés pour des faits liés aux stupéfiants, 27 % pour la criminalité organisée et 11 % pour des infractions financières.
-
Profils en Algérie : Près de la moitié (47 %) concerne des faits de droit commun, tandis que la criminalité organisée et les stupéfiants représentent respectivement 25 % et 21 % des cas.
Disparités géographiques et enjeux de l’extradition
Le reste du top 5 est complété par Israël (87 fugitifs), la Tunisie (59) et les Émirats Arabes Unis (48). L’OCLCO observe des disparités selon la nature des crimes : Israël et les Émirats sont particulièrement prisés pour les infractions économiques et financières, représentant respectivement 91 % et 38 % des fugitifs qui y sont localisés. D’autres pays comme la Turquie (41), le Royaume-Uni (34) et le Sénégal (21) figurent également dans la liste.
Face à la rareté des extraditions de ressortissants nationaux, la Direction Nationale de la Police Judiciaire (DNPJ) a décidé de cibler des individus d’intérêt prioritaire. L’objectif est d’identifier des leviers d’action spécifiques pour briser le sentiment d’impunité dont bénéficient ces malfaiteurs à l’étranger.



Pas de commentaire ! Soyez le premier.