Sénégal FSF : gestion opaque, siège à 360 millions et primes contestées
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La crise au sein de la Fédération Sénégalaise de Football n’est pas que verbale. Elle est aussi financière. Le Comex du 17 mars 2026 a mis en lumière des décisions de gestion qui soulèvent de sérieuses questions de gouvernance. Un nouveau siège à 360 millions FCFA par an, des primes opaques et des indemnités contestées : la FSF a un problème de transparence financière. |
Un nouveau siège à 30 millions par moisLe président Abdoulaye Fall a annoncé son intention de louer un immeuble à la Cité Keur Gorgui à Dakar. Le loyer mensuel : 30 millions de francs CFA. Soit 360 millions par an. Fall assure que le Comex lui avait donné carte blanche le 12 décembre dernier et que des sponsors prendraient en charge ce loyer. Mais cette décision divise. Moussa Mbaye, dirigeant du Stade de Mbour, s’y oppose catégoriquement. Cheikh Seck propose une alternative : rénover le siège de la Ligue de Dakar, une idée soutenue par Mouhamed Samb. Malgré ces oppositions, la décision finale maintient le déménagement vers Keur Gorgui. Une décision imposée plus que concertée. |
Les primes de la CAN : le grand flouLa question des primes perçues lors de la CAN 2025 enflamme aussi les débats. Modou Fall, dirigeant de l’AS Pikine et critique habituel de la fédération, dénonce le manque de considération à son égard. Il soulève la question des indemnités des membres du Comex lors de la compétition. Les chiffres révélés en séance sont troublants. Les accompagnateurs de l’équipe nationale auraient perçu deux millions de francs CFA de prime par match gagné. Les membres du Comex, logés et nourris, ont eux touché 60 000 FCFA d’indemnité journalière. Le flou entre les termes indemnité et prime a alimenté les tensions. Qui a perçu quoi ? Sur quelle base ? La transparence fait manifestement défaut. |
La politique d’isolement dénoncéeLe patron de Teungueth FC, membre influent du football sénégalais, aurait lui aussi dénoncé une politique d’isolement. Il affirme avoir été écarté du groupe WhatsApp de préparation des matchs de l’équipe nationale malgré son statut de président de la commission mobilisation. Babacar Ndiaye, président de la Ligue Pro, a tenté de calmer les esprits en appelant à la responsabilité collective. Il a rappelé l’enjeu du Mondial 2026. Mais ses appels à l’unité sont restés lettre morte face à des divisions qui semblent trop profondes pour être colmatées par une simple injonction à la sagesse. |



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