Ramadan 2026 : la flambée des prix inquiète les ménages marocains
Le Ramadan 2026 a débuté le 18 février. Comme chaque année, la table du ftour se paye plus cher.
Dans les marchés de Casablanca, de Fès, de Marrakech et d’Agadir, les prix des fruits et légumes bondissent dès le premier jour du mois sacré. Les familles s’adaptent. Mais pour les foyers modestes, la pression est réelle.
Table Of Content
Des hausses constatées sur tous les marchés
À Fès, les prix grimpent de 4 à 5 dirhams par article dès le premier jour du Ramadan. La carotte atteint 8 dirhams le kilo. La courgette monte à 13 dirhams. Le concombre dépasse 10 dirhams. Les haricots verts grimpent jusqu’à 20 dirhams le kilo. Le poivron passe de 5 à 10 dirhams, parfois jusqu’à 20 dirhams. À Casablanca, le marché de gros enregistre des hausses plus contenues. La tomate reste stable entre 4 et 5 dirhams le kilo au gros. Les pommes de terre oscillent entre 3 et 4,5 dirhams. Les carottes entre 3 et 4 dirhams. Le poisson subit lui aussi une forte pression. La demande explose en début de Ramadan, tirant les prix vers le haut dans toutes les villes côtières.
Un phénomène structurel, pas une surprise
Abdelkébir Miidine, secrétaire général de l’Association du marché de gros des fruits et légumes de Casablanca, est formel : cette hausse est une constante historique depuis plus de vingt ans. Deux facteurs structurels expliquent cette tension. D’abord, les exportations massives depuis les zones de production réduisent l’offre disponible sur le marché intérieur. Ensuite, la demande explose : les habitudes de consommation changent radicalement durant le mois sacré. À cela s’ajoutent les inondations du début d’année. Elles ont détruit une partie des cultures dans plusieurs régions. L’oignon importé se vend à 6 dirhams le kilo au gros. Un signe que la production locale ne suffit pas.
Les intermédiaires pointés du doigt
Les consommateurs dénoncent des prix qui s’envolent entre le marché de gros et le détaillant. Selon des agriculteurs cités par le quotidien Al Akhbar, les produits quittent souvent les exploitations à des prix raisonnables. Mais une fois arrivés chez les détaillants, les prix affichés doublent parfois. Les professionnels du secteur appellent à une réforme des circuits de distribution. L’objectif : réduire le nombre d’intermédiaires, améliorer la logistique et encadrer les marges pour protéger le consommateur.
Le gouvernement face à la pression sociale
Le coût du panier alimentaire de base pour le Ramadan 2026 au Maroc s’estime à environ 287 dirhams. Rapporté au SMIG de 3 400 dirhams, il représente une part maîtrisée du revenu. Mais pour les ménages aux revenus modestes, chaque dirham compte. Le gouvernement surveille les marchés de près. Des instructions circulent pour éviter les pratiques spéculatives.



Pas de commentaire ! Soyez le premier.