Le gouvernement néerlandais s’apprête à instaurer l’une des fiscalités aériennes les plus lourdes de l’Union européenne. Cette décision, qui entrera en vigueur progressivement d’ici 2027, menace directement la compétitivité des liaisons entre les Pays-Bas et le Maroc, au grand dam des voyageurs et des compagnies aériennes.
Fiscalité aérienne : Une envolée des tarifs vers le Maghreb
Dès l’année prochaine, les passagers au départ des aéroports néerlandais subiront une augmentation drastique du coût de leur voyage. Pour des destinations moyen-courriers comme le Maroc, la taxe par billet passera de 30,25 € à près de 48 € à l’horizon 2027, dépassant largement la moyenne pratiquée chez les voisins européens.
Cet accord, hérité du précédent gouvernement, vise à alourdir la fiscalité sur le transport aérien, mais il risque de peser lourdement sur le budget daes familles de la diaspora et des touristes privilégiant les départs depuis Amsterdam ou Eindhoven.
Compétitivité régionale : La menace d’une fuite vers les hubs voisins
Cette pression fiscale suscite une vive inquiétude chez les transporteurs, notamment KLM, qui alerte sur le risque de disparition de certaines lignes au profit des aéroports étrangers. Une étude de Markeffect confirme cette tendance : 74 % des voyageurs néerlandais se disent prêts à décoller depuis la Belgique ou l’Allemagne pour éviter ces surcoûts.
À terme, ce détournement massif du trafic pourrait affaiblir l’économie néerlandaise et réduire l’offre de vols directs vers le Maroc, obligeant les passagers à chercher des alternatives transfrontalières plus abordables.



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