Supporters sénégalais condamnés : l’OMDH certifie un procès conforme
L’Organisation marocaine des droits de l’Homme tranche le débat.
Dans un rapport publié jeudi 13 mars, l’OMDH affirme que le procès des 18 supporters sénégalais condamnés pour hooliganisme à la suite de la finale de la CAN 2025 respecte pleinement les principes universels et constitutionnels d’un procès équitable. Un verdict qui arrive alors que l’affaire reste sur le fil. La cour d’appel de Rabat réexamine le dossier le 16 mars prochain.
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Rappel des faits : la finale du 18 janvier
Le 18 janvier 2026, le Sénégal bat le Maroc 1-0 en finale de la CAN au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Le match bascule sur un penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel, juste après un but refusé aux Lions de la Téranga. La frustration explose dans les tribunes sénégalaises. Des supporters tentent d’envahir la pelouse. Des projectiles volent. Des membres des forces de l’ordre et des stadiers subissent des blessures. Dix-huit ressortissants sénégalais et un Français sont interpellés.
Un tribunal de première instance sévère
Le tribunal de première instance de Rabat rend son verdict le 19 février 2026. Neuf supporters écopent d’un an de prison ferme et d’une amende de 5 000 dirhams. Six autres reçoivent six mois de prison et 2 000 dirhams d’amende. Les trois derniers prennent trois mois et 1 000 dirhams d’amende. Les chefs de poursuite retenus : hooliganisme, violences contre les forces de l’ordre, dégradation d’équipements sportifs, invasion de la pelouse et jets de projectiles.
Ce que dit le rapport de l’OMDH
L’OMDH a suivi le dossier de bout en bout. Ses observateurs étaient présents lors des audiences. Le rapport souligne plusieurs garanties respectées. La juridiction a préservé son indépendance et son impartialité. Le traitement entre la défense et le ministère public a été équilibré. La présomption d’innocence a été respectée. Les accusés ont répondu librement aux questions. Ils ont bénéficié d’un délai suffisant pour exposer leur version des faits. Les menottes des prévenus ont été retirées avant l’ouverture de chaque audience. Un détail symbolique fort, relevé par l’organisation.
Le 16 mars, la cour d’appel tranche
Le parquet marocain et la partie civile ont fait appel du jugement de première instance. La cour d’appel de Rabat réexamine l’ensemble du dossier le lundi 16 mars 2026. La décision pourrait alourdir, maintenir ou alléger les peines prononcées en février. Le rapport de l’OMDH envoie un signal clair : la justice marocaine respecte ses engagements en matière de droits fondamentaux. La balle est désormais dans le camp des juges d’appel.



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