Le Maroc signe la déclaration nucléaire à Paris
Le Maroc franchit un cap dans sa stratégie énergétique.
Le 10 mars 2026 à Paris, Aziz Akhannouch représente le Roi Mohammed VI au deuxième Sommet international sur l’énergie nucléaire. Il signe deux déclarations majeures en marge de cet événement organisé par la France en partenariat avec l’AIEA.
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Deux déclarations, un seul objectif
Le Maroc paraphe d’abord une déclaration sur le financement de l’énergie nucléaire aux côtés de 26 autres pays. Ce texte appelle à mobiliser des capitaux publics et privés pour soutenir le nucléaire civil. Banques multilatérales, fonds souverains et investisseurs institutionnels sont ciblés. L’objectif global : tripler les capacités nucléaires mondiales d’ici 2050. Le Maroc signe ensuite un second texte avec 32 nations. Ce document reconnaît le nucléaire comme ressource stratégique pour la décarbonation de l’économie mondiale.
Le message d’Akhannouch
Akhannouch est clair lors de son intervention au sommet. Le Maroc considère l’intégration progressive du nucléaire civil dans son mix énergétique comme une extension naturelle de sa stratégie nationale. Ce n’est pas un virage à 180 degrés. C’est une continuité logique dans la transition énergétique du Royaume. La délégation marocaine comprend également le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita. La présence de deux poids lourds du gouvernement signale l’importance stratégique du dossier.
Un contexte mondial favorable au nucléaire
Ce sommet intervient dans un contexte de renaissance du nucléaire mondial. La demande mondiale en électricité grimpe. Les stratégies de décarbonation s’accélèrent. Les investissements dans le secteur ont crû de 50 % en cinq ans. Ils dépassent 70 milliards de dollars en 2025 selon l’Agence internationale de l’énergie. L’énergie nucléaire représente aujourd’hui 9 % de la production mondiale d’électricité. Ce chiffre doit progresser significativement si l’objectif de triplement d’ici 2050 se concrétise.
Quelle feuille de route pour le Maroc ?
Aucun calendrier de construction n’est annoncé à ce stade. Le Maroc avance prudemment. La prochaine étape logique serait la signature d’accords bilatéraux concrets avec des pays nucléarisés. Transferts de technologie, formations d’ingénieurs, partenariats industriels. Des sources proches du dossier évoquent des précisions possibles lors des prochaines échéances budgétaires nationales. Pour un pays qui vise 52 % d’énergies renouvelables d’ici 2030 et qui accueille le Mondial 2030, sécuriser une énergie propre et stable sur le long terme n’est pas une option. C’est une nécessité.



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