Défense : Le Maroc lance son premier cursus d’élite JTAC
Le ciel de Cap Draâ a été le théâtre d’un tournant historique pour les Forces Armées Royales (FAR). En marge de l’exercice African Lion 2026, le Maroc a officiellement lancé son premier programme national de qualification JTAC, une compétence d’élite jusqu’ici réservée aux armées les plus technologiquement avancées.
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Le JTAC : le chef d’orchestre du champ de bataille
Le JTAC (Joint Terminal Attack Controller) est un contrôleur aérien avancé dont la mission est cruciale en zone de combat. Positionné au sol, sur la ligne de front, il est le seul habilité à :
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Guider les frappes : Coordonner avec une précision chirurgicale les tirs de l’aviation (comme les F-16 ou les bombardiers B-52H), de l’artillerie et de la marine.
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Sécuriser les opérations : Valider les cibles en temps réel pour éviter les tirs fratricides et limiter les dommages collatéraux.
Une démonstration de force avec les B-52H
Le lancement de ce cursus a été marqué par une séquence spectaculaire le 23 avril dernier. Deux bombardiers stratégiques américains B-52H Stratofortress, escortés par quatre F-16 marocains, ont opéré sous la direction des futurs experts marocains. Ce déploiement, au-delà de l’aspect tactique, envoie un message de dissuasion fort dans un contexte régional tendu.
Vers une autonomie stratégique
Encadrée par des instructeurs américains, canadiens et hongrois, cette formation permet au Maroc de ne plus être un simple pays hôte pour l’appui allié, mais de devenir un acteur capable d’orchestrer ses propres opérations de “joint fires” (feux combinés).
Ce saut qualitatif s’inscrit dans la stratégie de modernisation des FAR, qui ont récemment réceptionné leurs premiers hélicoptères Apache AH-64E, consolidant ainsi le statut du Royaume comme pilier de la sécurité sur le continent africain.



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