Espagne : Pourquoi la posture de Feijóo envers le Maroc montre ses limites ?
Alors qu’il ambitionne d’accéder à La Moncloa, le chef du Parti populaire espagnol, Alberto Núñez Feijóo, affirme vouloir réserver au Maroc son premier déplacement officiel à l’étranger. Tout en reconnaissant en Rabat un partenaire stratégique indispensable, le leader de l’opposition multiplie les attaques politiques et les promesses unilatérales, révélant le grand écart entre sa rhétorique électorale et les impératifs d’une gouvernance bilatérale.
Un discours électoral entre fermeté et pragmatisme
L’analyse des déclarations du leader conservateur met en lumière un double discours récurrent. D’un côté, la gestion des flux migratoires à Sebta est qualifiée d’atteinte à l’intégrité territoriale pour séduire l’électorat de droite ; de l’autre, Feijóo admet la nécessité d’une coordination sécuritaire étroite entre les services de renseignement des deux rives. Cette oscillation illustre la difficulté du Parti populaire à concilier posture d’opposition et exigences d’une relation diplomatique, sécuritaire et économique fluide avec le Royaume.
Des engagements unilatéraux
Les divergences s’étendent aux dossiers administratifs et sportifs internationaux :
Gestion des mineurs non accompagnés : Si le chef du PP préconise leur retour au Maroc, cette démarche se heurte aux procédures judiciaires et administratives espagnoles, alors que Rabat a rappelé sa disposition à les accueillir dans le cadre d’un protocole encadré.
Finale du Mondial 2030 : La promesse d’attribuer la finale à l’Espagne ignore le caractère tripartite de la candidature conjointe (Maroc, Espagne, Portugal) et préempte l’arbitrage final de la FIFA entre le Santiago-Bernabéu, le Camp Nou et le Grand Stade Hassan II de Casablanca.
Position sur le Sahara : Le flou persiste quant au maintien ou au réexamen de la position espagnole adoptée en 2022 en soutien au plan d’autonomie marocain.



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