Le coup de sifflet final de la Coupe du monde 2026 à peine retenti, le Maroc bascule déjà dans son grand projet suivant. Alors que le royaume s’apprête à accueillir la Coupe d’Afrique des nations féminine, le ministère du Tourisme a officialisé le lancement d’un chantier d’envergure en vue du Mondial 2030, coorganisé avec l’Espagne et le Portugal. L’objectif est clair : accroître la capacité d’hébergement du pays de 60 000 lits d’ici 2030.
Ce volume représente une augmentation spectaculaire correspondant à un cinquième (20 %) de la capacité hôtelière actuelle du royaume, témoignant des ambitions stratégiques de Rabat pour répondre à la déferlante de supporters et de visiteurs attendue.
Tirer profit de l’élan sportif et dépasser les 26 millions de visiteurs
Porté par le brillant parcours des Lions de l’Atlas jusqu’en quarts de finale du Mondial 2026, le secteur touristique marocain entend surfer sur cette visibilité mondiale. Déjà pilier majeur de l’économie nationale représentant environ 7 % du PIB et générateur de milliers d’emplois, le tourisme a permis au Maroc de devenir la première destination d’Afrique en 2025 avec près de 20 millions de visiteurs.
La feuille de route gouvernementale fixait initialement l’objectif à 26 millions de touristes à l’horizon 2030. Cependant, au vu du rythme de croissance actuel, cette barre symbolique pourrait être franchie dès 2028, soit avec deux ans d’avance sur le calendrier initial.
Le défi des recettes et le cap des législatives
Malgré son statut de chef de file en nombre d’arrivées sur le continent, le Maroc cherche à optimiser son modèle face à son principal rival, l’Égypte, qui conserve une longueur d’avance en matière de recettes générées par visiteur et de dynamisme dans les projets de développement hôtelier.
L’accélération de ces investissements infrastructurels doit stimuler l’économie nationale, sous réserve des arbitrages politiques à venir. Les élections législatives prévues en septembre au Maroc détermineront en effet les orientations du prochain gouvernement et la continuité de cet effort d’investissement massif vers 2030.



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