Mondial 2026 : Pourquoi le plan de Mohamed Ouahbi a failli face aux Bleus ?
L’élimination des Lions de l’Atlas face à l’équipe de France (2-0) en quarts de finale du Mondial 2026 laisse un immense sentiment de regret. Après un parcours brillant marqué par des victoires de prestige face au Brésil, aux Pays-Bas ou encore au Canada, la sélection marocaine a vu son élan se briser aux portes du dernier carré. Au-delà du réalisme froid des Bleus, cette défaite s’explique par une accumulation de pépins physiques, une usure mentale et des choix tactiques qui ont fini par vider l’équipe de sa substance au pire moment possible.
Le renoncement à l’identité de jeu marocaine
Le premier grand regret de ce quart de finale réside dans l’approche stratégique adoptée par Mohamed Ouahbi. Alors que le Maroc s’était installé parmi les meilleures nations du tournoi grâce à un football protagoniste basé sur un pressing étouffant, une maîtrise technique et des transitions ultra-rapides, les Lions ont étrangement renié leur ADN face aux Bleus.
En choisissant un bloc bas ultra-prudent, le staff technique a abandonné le contrôle du ballon aux Français. Trop respectueux de leur adversaire, les coéquipiers d’Achraf Hakimi ont subi les vagues tricolores sans jamais parvenir à déployer leur pressing habituel. Ce plan de jeu minimaliste, qui n’a pas été corrigé au fil des minutes malgré un scénario défavorable, a privé le Maroc de ses meilleures armes offensives.
Un groupe à bout de souffle et décimé par les blessures
Le style de jeu énergivore imposé depuis le début de la compétition a fini par rattraper les joueurs. Face à l’intensité de la France, le déficit athlétique est apparu flagrant dès la première période. Des cadres essentiels comme Achraf Hakimi ou le jeune Ayyoub Bouaddi ont manqué d’explosivité dans les duels et de lucidité dans les transmissions. Cette fatigue chronique s’est payée cash sur l’ouverture du score de Kylian Mbappé, où la défense marocaine s’est arrêtée de jouer pour réclamer une main d’Adrien Rabiot au lieu de poursuivre l’action.
Pour ne rien arranger, la fatalité des blessures s’est encore abattue sur le Maroc, rappelant les fantômes de l’épopée 2022. Le forfait sur blessure d’Ismael Saibari, véritable dynamiteur de l’attaque des Lions depuis le début de l’aventure américaine, a laissé un vide impossible à combler. Face au manque de profondeur du banc, Mohamed Ouahbi a dû lancer des ajustements de fortune. Le sélectionneur a d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme pour l’avenir : le football marocain doit élargir son vivier pour disposer de doublures capables de maintenir le niveau lors des joutes internationales à haute intensité.



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