Inflation post-Covid : Ce que l’analyse du FMI nous apprend sur la résilience du Maroc
Pourquoi certaines nations ont-elles mieux surmonté la flambée mondiale des prix consécutive à la pandémie et à la crise énergétique ? Dans un document de travail intitulé « One Global Shock, Many Inflation Paths », le Fonds monétaire international (FMI) a passé au crible les trajectoires inflationnistes de 130 économies entre 2020 et 2024.
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Bien que le rapport ne consacre pas de chapitre spécifique au Maroc, ses conclusions macroéconomiques permettent de décrypter la solide résistance du Royaume face à ce choc d’offre global.
Deux facteurs clés pour expliquer les trajectoires mondiales
L’étude du FMI bouscule plusieurs idées reçues : le niveau de développement d’un pays, son ouverture commerciale ou son régime monétaire ont finalement pesé assez peu dans la balance. Les écarts d’inflation constatés à travers le monde reposent principalement sur deux piliers :
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L’historique inflationniste et la crédibilité : Les économies ayant maintenu une inflation historiquement basse et modérée avant la crise ont accumulé une crédibilité précieuse. Cela leur a permis d’éviter l’enclenchement d’une spirale durable des prix et des anticipations inflationnistes.
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L’ampleur du choc énergétique subi : La hausse globale a été largement alimentée par l’énergie, les coûts logistiques, les produits raffinés et les perturbations des chaînes d’approvisionnement.
Le cas du Maroc : Une stabilité macroéconomique payante
Ces conclusions apportent un éclairage direct sur la situation marocaine, où l’inflation est restée relativement contenue par rapport à d’autres marchés émergents ou européens.
De manière générale, le FMI observe que les pays émergents ont souffert d’un mécanisme de transmission (pass-through) plus violent des hausses énergétiques vers les prix à la consommation, en particulier lorsqu’ils dépendent fortement des importations. C’est précisément le cas du Maroc, qui affiche une forte dépendance énergétique extérieure.
Pourtant, le Royaume n’a pas connu de dérapage inflationniste majeur. Le rapport du FMI suggère deux explications à cette performance :
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Les dispositifs d’amortissement : Les États ayant mobilisé des mécanismes de compensation ont réussi à limiter l’impact direct des chocs énergétiques sur l’économie réelle et le pouvoir d’achat des ménages.
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La stabilité de long terme : Pour le Maroc, cette résilience n’est pas seulement le fruit de réponses conjoncturelles immédiates, mais découle directement de la stabilité macroéconomique rigoureusement construite au fil des années précédentes.
Se préparer à une multiplication des chocs
Le Fonds monétaire international prévient que les crises inflationnistes risquent de devenir plus fréquentes à l’avenir, poussées par les transitions énergétiques, les ruptures d’approvisionnement et les tensions géopolitiques. Dans cette configuration économique plus volatile, la capacité d’un État à préserver la crédibilité de sa politique économique et à amortir les chocs énergétiques restera le facteur central de sa résilience.



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