Le nouveau gouvernement marocain dirigé officialisé
Le Royaume du Maroc entre dans une nouvelle ère politique. Vendredi 16 octobre 2026, le roi Mohammed VI a présidé au Palais royal de Rabat la cérémonie de nomination du nouveau gouvernement dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri, qui devient ainsi la première femme de l’histoire du pays à occuper les fonctions de cheffe du gouvernement.
S’appuyant sur une coalition majoritaire de 207 sièges à la Chambre des représentants réunissant le PAM, l’Istiqlal, l’USFP et le PPS, cette nouvelle équipe de 32 membres combine habilement des figures politiques d’expérience aux portefeuilles régaliens et de nouveaux visages pour répondre aux défis stratégiques à venir, à l’instar du dépôt du projet de loi de finances 2027 attendu avant le 20 octobre.
Stabilité aux postes clés et renforcement de la parité
La nouvelle architecture gouvernementale veille à maintenir une continuité dans les grands secteurs régaliens tout en favorisant le renouvellement. Abdelouafi Laftit conserve l’Intérieur, Nasser Bourita reste aux Affaires étrangères, Abdellatif Ouahbi demeure à la Justice et Ahmed Toufiq garde les Habous et Affaires islamiques. Fouzi Lekjaa prend la tête du ministère de l’Économie, des Finances et de la Performance publique, tandis que Nizar Baraka élargit son périmètre à l’Équipement, l’Eau et les Forêts. Avec un total de sept femmes siégeant au sein de l’exécutif, dont Charafat Afailal à l’Énergie et Najwa Koukouss à la Famille, le gouvernement marque une avancée notable en matière de représentation féminine.
Des ministères pour la transition numérique et les grands chantiers
Le nouvel organigramme gouvernemental traduit des orientations stratégiques affirmées face aux mutations technologiques et économiques. Pour la première fois, l’intelligence artificielle dispose d’un ministère de plein exercice confié à Ahmed Rahhou, englobant la transformation numérique et la réforme de l’administration. Ryad Mezzour pilote le pôle de l’industrie, du commerce et de l’investissement, tandis que Mohamed Mehdi Bensaid conserve la Jeunesse, la Culture et les Sports, un secteur clé à l’approche de la coorganisation de la Coupe du monde 2030. Samir Belfkih hérite quant à lui de l’Habitat tout en assumant la fonction de porte-parole du gouvernement.



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