Sécurité alimentaire au Maroc : L’onde de choc des tensions mondiales
Les secousses géopolitiques internationales ne s’arrêtent plus aux frontières diplomatiques. Au Maroc, elles se traduisent désormais par une pression directe sur le panier de la ménagère. L’escalade des tensions mondiales, notamment dans le Golfe, ravive les inquiétudes sur la capacité des ménages à s’assurer un accès stable et abordable à l’alimentation.
Table Of Content
Le détroit d’Ormuz : Un verrou stratégique pour le pouvoir d’achat
La situation actuelle autour du détroit d’Ormuz, axe vital pour le pétrole mondial, impacte mécaniquement le Maroc. La hausse des cours du brut déclenche un effet domino : les coûts du transport explosent, entraînant dans leur sillage le prix des intrants agricoles (engrais) et, finalement, celui des denrées de base. Pour un pays dont une partie de l’approvisionnement est importée, ce choc externe n’est plus une hypothèse, mais une réalité quotidienne.
Une vulnérabilité sociale révélée par les chiffres
Les dernières données de l’Arab Barometer (fin 2025) dressent un constat préoccupant : près d’un Marocain sur deux déclare avoir manqué de nourriture au moins une fois faute de moyens. Cette statistique souligne une fragilité structurelle profonde. Malgré les efforts de modernisation agricole et les récentes pluies qui ont apporté un répit temporaire selon la Banque mondiale, la dépendance aux marchés internationaux pour le blé ou le riz reste un talon d’Achille.
L’enjeu de la cohésion sociale
Au-delà de l’économie, la question devient politique. La région MENA est identifiée par la FAO comme l’une des zones les plus exposées aux ruptures d’approvisionnement. Pour le Maroc, le défi de 2026 est double :
-
Gérer l’urgence : Absorber les hausses de prix pour protéger les foyers les plus modestes.
-
Repenser le modèle : Réduire la dépendance aux chocs externes pour garantir que les crises lointaines ne dictent plus le contenu des cuisines marocaines.



Pas de commentaire ! Soyez le premier.