Réforme de la Botola Pro : Qui détient le pouvoir décisionnel ?
Alors que la LNFP examine l’hypothèse d’un passage de la Botola Pro de 16 à 20 clubs, la faisabilité d’une telle réforme se heurte à des verrous juridiques stricts. Entre pouvoir réglementaire du Comité Directeur et compétences statutaires de l’Assemblée Générale de la FRMF, le processus d’approbation s’annonce complexe et très encadré.
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La LNFP propose, le Comité Directeur réglemente
Bien que la Ligue Nationale de Football Professionnel (LNFP) gère les championnats, elle ne dispose pas de l’autorité nécessaire pour modifier seule le format de la compétition. Le règlement actuel de la FRMF fixant le plafond à 16 équipes en D1 et D2, toute évolution nécessite d’abord une révision des Règlements généraux par le Comité Directeur de la fédération, présidé par Fouzi Lekjaa.
Le passage obligatoire devant l’Assemblée Générale
La véritable difficulté réside dans les statuts de la FRMF. L’article 18 mentionne explicitement la présence de seize délégués représentant les seize clubs de première division lors des Assemblées Générales. Pour harmoniser ces textes fondamentaux avec une Botola élargie, une révision statutaire votée à la majorité des deux tiers par l’Assemblée Générale sera indispensable, suivie d’une ratification par la FIFA.
Une initiative à contre-courant des priorités fédérales
Au-delà de la lourdeur administrative, l’opportunité d’un tel projet interroge. La feuille de route fixée par la FRMF met l’accent sur le renforcement de la gouvernance, le développement du marketing, l’accueil des supporters et la formation des jeunes. Dans ce contexte, l’élargissement du championnat apparaît pour beaucoup comme une mesure secondaire face aux enjeux de modernisation du football professionnel marocain.



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