Dialogue social au Maroc : Cap sur les petites retraites
À l’occasion de la session d’avril 2026 du dialogue social à Rabat, le gouvernement de Aziz Akhannouch a franchi une étape historique. Pour la première fois, la question des pensions inférieures au seuil minimal de salaire est officiellement placée au centre des négociations avec les syndicats et le patronat.
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Cette initiative vise à protéger les retraités les plus précaires face à la conjoncture économique actuelle. En parallèle, une mesure sociale forte a été actée : la durée quotidienne de travail des agents de gardiennage sera ramenée de 12 à 8 heures dès 2027.
Bilan des revalorisations salariales (2021-2025)
Le gouvernement a profité de cette session pour dresser un bilan chiffré des augmentations de revenus déjà engagées :
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Secteur Public :
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Le salaire moyen net est passé de 8 237 DH (2021) à 10 600 DH (2025), soit une hausse de 29 %.
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Le salaire minimum (SMIG public) est passé de 3 258 DH à 4 500 DH.
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Une augmentation générale de 1 000 DH nets a été déployée en deux tranches.
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Secteur Privé :
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SMIG (Non agricole) : Fixé à 3 422,72 DH nets depuis janvier 2026 (+20 %).
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SMAG (Agricole) : Atteint 2 533,44 DH nets depuis avril 2026 (+25 %).
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Réforme des retraites et protection sociale
La commission nationale de réforme des retraites poursuit ses travaux pour assurer la pérennité du système. Plusieurs avancées ont été soulignées :
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Assouplissement des cotisations : Le seuil pour bénéficier d’une pension de vieillesse a été abaissé de 3 240 à 1 320 jours.
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Récupération des cotisations : Possibilité de récupérer les parts patronales et salariales pour ceux n’atteignant pas le seuil minimal.
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Baisse de l’IR : La révision de l’impôt sur le revenu a généré un gain moyen de 400 DH par mois pour les travailleurs concernés.
Perspectives 2027
Le coût global des mesures du dialogue social atteindra 48,3 milliards de dirhams en 2026 et devrait grimper à près de 50 milliards en 2027. Outre les retraites, l’exécutif s’est engagé à accélérer le traitement des dossiers catégoriels (ingénieurs, techniciens, administrateurs) d’ici la fin du mandat actuel.
Le chiffre à retenir : 10 600 DH. C’est désormais le salaire moyen net dans la fonction publique marocaine en 2025, témoignant de l’effort budgétaire massif consenti par l’État.



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