Fontainebleau : Présence historique du Maroc au Festival de l’Histoire de l’art
Le Maroc marque l’histoire culturelle en devenant le tout premier pays africain et arabe invité d’honneur du prestigieux Festival de l’Histoire de l’art de Fontainebleau, dont la 15e édition s’ouvre ce vendredi 5 juin 2026 en France. Coorganisé par l’Institut national d’histoire de l’art et le Château de Fontainebleau sous l’égide du ministère français de la Culture, l’événement propose durant trois jours plus de 200 rendez-vous célébrant la création marocaine, de la préhistoire à l’art contemporain.
La mode et l’architecture au cœur des échanges scientifiques
Pour cette édition 2026 axée sur le thème de la mode, les projecteurs se braquent logiquement sur le patrimoine textile et l’art ornemental du Royaume. Plusieurs conférences explorent l’histoire du caftan marocain, la broderie traditionnelle et les passerelles créatives entre les deux rives de la Méditerranée.
L’excellence marocaine est également incarnée par des figures de premier plan comme l’architecte et anthropologue Salima Naji (lauréate du Prix international des femmes architectes 2025) et l’artiste Amina Agueznay, qui ont toutes deux brillé récemment à la Biennale de Venise. Sur le plan scénique, le chorégraphe Fouad Boussouf présente son œuvre phare « Näss (Les Gens) », une création contemporaine et urbaine inspirée de l’univers musical de Nass El Ghiwane et de la culture gnaouie.
Le septième art national célébré à travers ses grands noms
Le cinéma marocain occupe une place majeure dans la programmation grâce à la participation des réalisateurs de renommée internationale Maryam Touzani et Nabil Ayouch. Des projections-rencontres sont ainsi organisées autour de leurs longs-métrages acclamés, « Le Bleu du caftan » et « Haut et fort ».
Le festival propose en parallèle une plongée nostalgique dans le patrimoine cinématographique marocain en projetant le documentaire culte « Transes (Al-Hal) » d’Ahmed El Maânouni ainsi que « Le Cri (Al Aïta) » de la réalisatrice Izza Génini, cette dernière participant à un débat sur la valorisation du patrimoine immatériel. Enfin, un hommage posthume appuyé est rendu à l’œuvre d’Ahmed Bouanani, figure tutélaire et mémorable du septième art national.



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