Climat : Le Mondial 2026 s’annonce ultra-polluant
La Coupe du monde de football 2026, organisée pour la première fois dans trois pays simultanément (États-Unis, Mexique et Canada), promet d’être l’édition la plus polluante de l’Histoire. Avec l’extension du format à 48 équipes et 16 villes hôtes, la compétition s’étale sur d’immenses distances qui vont contraindre supporters et délégations à multiplier les déplacements. Selon l’organisation Scientists for Global Responsibility, l’événement devrait ainsi générer un bilan carbone record de 9 millions de tonnes de CO2.
Le transport aérien comme seule option
L’augmentation massive des émissions de gaz à effet de serre découle directement de l’omniprésence de l’avion pour relier les différentes rencontres. Face à l’inefficacité et au coût prohibitif des lignes ferroviaires nord-américaines, les supporters n’auront d’autre choix que d’emprunter les airs. À titre d’exemple, un fan britannique suivant son équipe pourrait parcourir jusqu’à 23 600 kilomètres au fil de la compétition. Un seul supporter français réalisant l’ensemble du parcours pourrait ainsi émettre à lui seul jusqu’à 6 tonnes de CO2, soit le triple du budget annuel recommandé par les Accords de Paris.
Le risque des chaleurs extrêmes
Au-delà de son impact environnemental, le tournoi s’apprête à subir de plein fouet les effets du dérèglement climatique. Une étude du World Weather Attribution révèle qu’un quart des 104 matches programmés, y compris la finale à New York, se dérouleront dans des conditions de chaleur et d’humidité extrêmes. Les scientifiques alertent sur de réels dangers pour la santé des joueurs et du public, puisque environ cinq rencontres pourraient atteindre ou dépasser le seuil critique des 28 °C WBGT, niveau où la FIFPRO préconise l’arrêt des matchs.



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