Pétrole : Le Niger signe un accord majeur avec la CNPC chinoise
Le gouvernement de transition du Niger a annoncé ce mardi 19 mai 2026 la conclusion d’un accord global avec les compagnies pétrolières chinoises opérant sur son territoire. Cette signature met formellement un terme à un bras de fer contractuel et fiscal qui durait depuis près d’un an entre Niamey et ses partenaires asiatiques.
Rupture de confiance et retour à la table des négociations
Les relations économiques s’étaient nettement détériorées après l’accession au pouvoir du général Abdourahamane Tiani. Les autorités nigériennes avaient alors invoqué une rupture de confiance, accusant la China National Petroleum Corporation (CNPC) de non-respect des réglementations locales et réclamant d’importants arriérés d’impôts. Au plus fort de cette crise diplomatique et industrielle, les bureaux de la compagnie chinoise à Niamey avaient été évacués et plusieurs cadres sommés de quitter le pays. Les négociations ouvertes l’an dernier visaient à redéfinir les termes du partage de la rente pétrolière nationale.
Nouveaux investissements et hausse des participations de l’État
La résolution officielle de ce différend s’accompagne d’un ensemble de mesures stratégiques destinées à relancer l’activité énergétique du pays :
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Relance industrielle : Un programme d’investissement d’un milliard de dollars va être injecté par les partenaires chinois pour redynamiser deux projets pétroliers majeurs, avec l’ambition de porter la production nationale à 145 000 barils par jour à l’horizon 2029.
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Intégration logistique : L’État du Niger obtient une prise de participation à hauteur de 45 % au sein de Wapco, la filiale de la CNPC chargée de la gestion et du transport du brut via l’oléoduc transfrontalier.
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Main-d’œuvre locale : L’accord prévoit une augmentation significative des quotas de postes d’encadrement et techniques réservés aux cadres et employés nigériens.
Si certains observateurs sectoriels nuancent la portée de ces annonces en rappelant que ces clauses figuraient déjà dans les contrats initiaux sans être appliquées, la conclusion de ces tractations permet d’écarter un statu quo préjudiciable aux exportations de brut du Niger.



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