Israël : La trêve avec l’Iran exclut le front libanais
Mercredi 8 avril 2026, Israël a officiellement réagi à l’accord de cessez-le-feu conclu in extremis entre Washington et Téhéran. Si le gouvernement de Benjamin Netanyahu soutient la suspension des frappes américaines contre l’Iran, il a tenu à clarifier une distinction stratégique majeure : les opérations militaires israéliennes au Liban se poursuivent.
Table Of Content
Une contradiction avec la médiation pakistanaise
L’annonce du bureau du Premier ministre israélien vient contredire directement les propos du médiateur du conflit, Shehbaz Sharif. Le Premier ministre pakistanais avait pourtant affirmé que la trêve s’appliquerait « partout, y compris au Liban ». Pour Israël, le cessez-le-feu est strictement conditionné à la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz et à l’arrêt des attaques directes de l’Iran, mais ne lie pas les mains de Tsahal face au Hezbollah.
Consolidation des positions au Sud-Liban
Sur le terrain, l’armée israélienne a annoncé avoir finalisé le déploiement de ses troupes au sol sur une « ligne de défense avancée » dans le sud du Liban. Cette manœuvre vise à neutraliser les capacités offensives du mouvement pro-iranien. Le bilan humain est lourd : depuis le début de cette guerre le 2 mars dernier, les frappes israéliennes au Liban ont causé la mort de 1 530 personnes, selon les chiffres du ministère libanais de la Santé.
L’objectif nucléaire reste une priorité
Au-delà de la trêve immédiate, Israël a réitéré son soutien total aux efforts américains pour éliminer définitivement la menace nucléaire et balistique iranienne. Pour l’État hébreu, ces deux semaines de répit diplomatique doivent impérativement déboucher sur un cadre garantissant qu’aucune menace terroriste ou atomique ne pèse plus sur la région et le monde.



Pas de commentaire ! Soyez le premier.