Le Maroc accélère sa transition verte. Le 3 mars 2026 à Rabat, l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) et l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) signent un protocole d’accord majeur.
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Objectif : décarboner l’industrie marocaine avant 2030. Budget total : 13,5 millions de dollars.
Un programme structuré en trois piliers
Le projet s’articule autour de trois axes concrets.
Premier pilier : des audits énergétiques dans les secteurs clés. Agroalimentaire, textile, chimie et industrie pharmaceutique sont ciblés en priorité.
Deuxième pilier : le renforcement des capacités de formation. Le centre de formation de l’AMEE reçoit de nouveaux équipements et de nouveaux modules spécialisés.
Troisième pilier : la promotion des métiers verts. Le programme cible en priorité les jeunes et les femmes.
L’ONUDI et l’OIT comme partenaires
Ce programme ne repose pas seulement sur le Maroc et la Corée. L’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) apporte son expertise en modernisation industrielle. L’Organisation internationale du travail (OIT) garantit le volet emploi décent. Elle veille à ce que la transition verte crée des emplois de qualité. Ce trio d’institutions renforce la crédibilité et la portée du projet à l’échelle internationale.
Un partenariat stratégique entre deux leaders
La Corée du Sud reconnaît le Maroc comme un leader régional des énergies renouvelables. L’ambassadeur sud-coréen Yeonjean Yoon le confirme lors de la signature : ce projet dépasse la simple coopération technique. Il incarne un partenariat stratégique combinant industrie et ressources humaines. Pour le directeur général de l’AMEE, Mohamed Benyahia, cette initiative reflète la convergence des priorités des deux pays en matière de transition énergétique.
Un enjeu de compétitivité internationale
Les industries marocaines font face à une pression croissante sur les marchés d’export. L’Union européenne impose le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF). Ce texte taxe les produits importés selon leur empreinte carbone. Pour l’agroalimentaire, le textile et la chimie marocains, la décarbonation devient une condition de survie commerciale. Ce programme arrive donc à point nommé.



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