Législatives 2026 : Le budget de campagne rebat les cartes de la visibilité au Maroc
À l’approche des élections législatives prévues le 23 septembre 2026, la question du financement public des campagnes électorales s’impose au centre du débat politique. Avec un budget global de 450 millions de dirhams alloué par l’État, la répartition des fonds et le relèvement des plafonds de dépense soulèvent l’enjeu crucial de l’équité et de la visibilité entre les différentes forces politiques.
Une hausse significative du soutien public aux partis
Décidée par le gouvernement, la contribution financière publique enregistre une hausse marquée par rapport aux scrutins précédents. Sur l’enveloppe globale de 450 millions de dirhams, 400 millions sont destinés aux formations politiques engagées dans la compétition, tandis que 50 millions sont spécifiquement réservés au soutien des candidatures de jeunes de moins de 35 ans. Parallèlement, le plafond individuel de dépenses électorales par candidat passe de 500 000 à 600 000 dirhams, afin d’absorber l’augmentation générale des coûts de communication et de logistique.
La communication numérique, nouvel enjeu d’équité
Face à la numérisation croissante des pratiques politiques, la réglementation intègre désormais un encadrement strict du budget digital. Les candidats et partis voient leurs dépenses de communication sur les plateformes numériques plafonnées à hauteur d’un tiers de leur budget global autorisés. Ce dispositif vise à prévenir un déséquilibre financier trop important sur Internet, tout en incitant à une plus grande transparence des opérations de propagande en ligne, dont les justifications budgétaires restent soumises au contrôle rigoureux de la Cour des comptes.



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