Mohamed Chaouki, nouveau président du RNI
Le RNI tourne la page Akhannouch
Le 7 février 2026 à El Jadida, Mohamed Chaouki remporte l’élection à la présidence du Rassemblement National des Indépendants. Il obtient 1 910 voix sur 1 933 suffrages exprimés. Un plébiscite. Il devient le cinquième président du parti depuis sa création en 1978. Le Roi Mohammed VI lui adresse ses félicitations le lendemain.
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Qui est Mohamed Chaouki ?
Mohamed Chaouki a 57 ans. Il est natif de Boulemane. Il entre au RNI en 2018 par conviction. Il gravit les échelons un à un : coordinateur provincial, puis régional, puis député de Boulemane en 2021. En 2024, il prend la présidence du groupe parlementaire RNI à la Chambre des représentants. Il dirige aussi la Commission des finances et du développement économique. En dehors de la politique, il est PDG d’AD Capital, un groupe spécialisé dans la gestion d’actifs et l’immobilier. Un profil d’homme d’affaires, dans la tradition du parti.
Pourquoi Akhannouch a passé la main ?
Aziz Akhannouch dirige le RNI depuis 2016. Il choisit de ne pas briguer un troisième mandat. Sa décision est claire : il s’oppose aux mandats à vie. Il respecte les statuts du parti qui limitent la présidence à deux mandats. À son départ, Rachid Talbi Alami, président de la Chambre des représentants, affiche une émotion visible lors du congrès. Le symbole est fort.
Un message de continuité assumé
Chaouki ne veut pas tout changer. Son discours est simple et direct. Il revendique l’héritage d’Akhannouch. Il défend le bilan gouvernemental, tout en reconnaissant des insuffisances. Sa feuille de route repose sur trois principes : continuité dans la gouvernance, équité envers l’expérience passée, et écoute des nouvelles attentes sociales. Il veut être un président rassembleur. Il s’adresse notamment à la jeunesse marocaine.
Cap sur les législatives de septembre 2026
Le vrai défi commence maintenant. Les élections législatives arrivent en septembre 2026. Chaouki prépare déjà le programme électoral. Il intègre les nouvelles attentes apparues depuis 2021 : pouvoir d’achat, emploi, logement, santé. Sa connaissance des enjeux ruraux forgée dans la province de Boulemane lui donne un ancrage territorial solide. La question reste entière : le RNI conservera-t-il la même puissance électorale sans Akhannouch ? Les urnes de septembre répondront.



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