Vaccins à ARN messager : la révolution médicale menacée par la politique
Trump et RFK Jr. sabordent une technologie qui sauve des vies
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump laisse son ministre de la Santé, Robert F. Kennedy Jr., mener une croisade ouverte contre les vaccins. En 2025, l’administration annule 22 investissements pour un total d’environ 500 millions de dollars destinés au développement de vaccins à ARN messager. Ces financements couvraient des projets contre la grippe aviaire, la grippe porcine et d’autres maladies infectieuses émergentes, portés par Moderna, Pfizer et Sanofi.
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RFK Jr. justifie cette décision en affirmant que les vaccins ARN « ne protègent pas efficacement » contre les infections respiratoires. La communauté scientifique réfute ces allégations point par point. Peter Lurie, ancien responsable de la FDA, dénonce un rejet d’un outil essentiel de préparation aux pandémies. Paul Offit, spécialiste des vaccins, rappelle leur sécurité et efficacité démontrées contre les formes graves du Covid-19.
L’Europe prend le relais là où Washington recule
Pendant que les États-Unis reculent, l’Europe avance. Fin février 2026, l’Agence européenne des médicaments approuve le vaccin combiné grippe-Covid de Moderna à base d’ARN messager pour les plus de 50 ans. Le Canada et l’Australie examinent également la demande de Moderna, que la FDA américaine avait pourtant refusé d’instruire en février, remettant en cause un protocole d’essai clinique qu’elle avait elle-même approuvé.
Le calendrier vaccinal infantile américain subit lui aussi une refonte radicale : le nombre de vaccins recommandés chute de 17 à 11. Ces décisions inquiètent profondément le monde médical et creusent un fossé transatlantique en matière de santé publique.
Cancer, grippe, maladies auto-immunes : des milliards de patients en attente
L’enjeu dépasse largement la grippe. Les vaccins à ARN messager représentent un espoir concret contre le cancer, les maladies auto-immunes et des milliers de pathologies complexes. Des essais cliniques avancés montrent des résultats prometteurs dans les mélanomes et certains cancers du pancréas. En sabrant les financements, l’administration Trump ne freine pas seulement la recherche contre les pandémies : elle retarde potentiellement les traitements de millions de patients.



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